DE L’ÉTROITE RELATION ENTRE BEAUTÉ DES JAMBES,

SANTÉ ET PHLÉBOLOGIE ESTHÉTIQUES

 
“Le Pire ennemi des beaux-arts, ce sont des jambes éreintées ». Raiberti

Au XIXème siècle, en pleine période du romantisme propre à Victor Hugo et à Lamartine, Raiberti, médecin et poète de la ville de Milan, comprend à cette époque où les jambes étaient pourtant masquées par de longs vêtements, l’étroite relation entre beauté des jambes et santé.

De nombreuses années plus tard, loin de cette époque où le corps se dévoilait peu, le 3ème millénaire met en valeur, dans les sociétés occidentales, une mode vestimentaire qui ne se prive pas d’exhiber le corps et notamment les jambes, jouant sur leur grâce, leur harmonie, leur sensualité.

Cette présence quasi-permanente des jambes dans notre champ visuel explique le rôle social qu’elles ont aujourd’hui, rappelant ce lien étroit entre l’esthétique des jambes et la phlébologie.

La beauté des jambes (photo n°1) est devenue un élément capital de l’esthétique féminine. Avoir de belles jambes bien faites et les conserver dans leur vigueur et leurs harmonieuses proportions est le souhait de toutes les femmes.

 

De la beauté des jambes.

Combien de femmes renoncent-elles à profiter à certaines fantaisies de la mode vestimentaire qui révèlent les jambes ?

Combien de femmes se sentent mal à l’aise dès lors qu’on évoque l’été et la plage ? 

Les situations sources de complexes sont nombreuses.

 

PHLÉBOLOGIE ESTHÉTIQUE ET ESTHÉTIQUE DES JAMBES.

Aujourd’hui, la phlébologie moderne (1, 2), consciente qu’aucune lésion phlébologique n’est tout à fait innocente d’un point de vue esthétique, a assimilé cette mutation de la demande des patientes.

On rencontre essentiellement 4 types de demandes de traitement (3) : les télangiectasies, les dilatations variqueuses, les grosses jambes et la cellulite.

La démarcation entre esthétique des jambes et phlébologie esthétique devient très tenue. 

 

DE LA RENAISSANCE DE L’ESTHÉTIQUE DES JAMBES

L’esthétique est la science qui traite du beau et du sentiment qu’il fait naître en nous. Les critères susceptibles de caractériser la beauté varient avec les époques, les cultures. Et à l’intérieur de ces critères, la rareté vient sublimer cette beauté.

Les œuvres des peintres et sculpteurs à travers les siècles en sont le témoignage. Les canons de la beauté comme la beauté elle-même sont éphémères. Ils sont dépendants de critères religieux, culturels et varient suivant les époques.

Il faut ici relire la description de la beauté féminine au temps de la renaissance. 

In « Les Dames Galantes » de Brantome (1540-1589) :

« Pour rendre une femme toute parfaite et absolue en beauté, il lui faut trente beaux sis…

Trois choses blanches : la peau, les dents et les mains.

Trois noires : les yeux, les sourcils et les paupières.

Trois rouges : les lèvres, les joues et les ongles.

Trois longues : le corps, les cheveux et les mains.

Trois courtes : les dents, les oreilles et les pieds.

Trois larges : la poitrine ou le sein, le front et l’entre sourcil.

Trois étroites : la bouche, la ceinture ou la taille, et l’entrée du pied.

Trois grosses : le bras, la cuisse et le gros de la jambe.

Trois déliées : les doigts, les cheveux et les lèvres

Trois petites : les tétins, le nez et la teste. »

 

DE LA « PSYCHOLOGIE DES JAMBES »

« Je passe ma vie à regarder les jambes des femmes » : cette phrase qui n’a rien d’exceptionnel, si ce n’est le fait qu’elle sort de la bouche d’une femme. Symbolisant la dictature du complexe des jambes chez certaines femmes, qui passent leur temps à scruter les éventuels défauts des jambes… des autres femmes.

D’après une enquête SOFRES 89 % des françaises accordent une grande importance à l’esthétique de leurs jambes : trop blanches, trop grasses, trop de varices: un sondage BVA montre qu’une bonne partie des femmes sont trop complexées pour dévoiler leurs jambes en saison chaude.

« Le Parisien » révèle les résultats tristes d’une enquête BVA : 40% d’entre elles sont complexées car elles ne les trouvent pas leurs jambes assez fines et un tiers des femmes préfèrent ne pas montrer leurs varices. 38% d’entre elles ne troqueront donc pas leur pantalon pour une jupe.

En phlébologie, la demande esthétique correspond à une demande du patient vers une transformation de l’aspect de sa jambe. 

On peut distinguer la demande consciente de l’inconsciente.

  • La demande consciente est favorisée par la mode vestimentaire qui dévoile fréquemment la partie inférieure du corps d’où la plus grande fréquence d’une interrogation esthétique chez la femme.

  • La demande inconsciente. Certains psychiatres se sont intéressés de près au problème.

La genèse de cette demande inconsciente aurait plusieurs sources.

  • La jambe, organe de la marche, favorise les déplacements, diminue les distances et ainsi joue un rôle social en permettant rapprochement et contact, donc une communication.

  • Le pied en est le prolongement et la symbolique de ce dernier est complémentaire de celle de la jambe.

  • La jambe est aujourd’hui un élément de symbole sexuel important.

D’où des motivations inconscientes favorisées par un désir de communication et une volonté d’être désirée.

DES MOTIVATIONS DE TRAITEMENT

La motivation des patients est véhiculée par 2 principes :

    • Des soucis esthétiques pour la grande majorité d’entre eux

    • Et dans un but de prévention pour une tranche plus marginale.

Les demandes esthétiques se focalisent sur 2 axes :

    • Les anomalies de la couleur de la peau (varicosités, varices et pigmentation)

    • Les anomalies de la forme (cellulite, œdème et grosses jambes).

 QU’EST-CE QU’UNE BELLE JAMBE ?

La beauté des jambes dépend principalement de 3 critères : la longueur, la circonférence, la forme.

La forme dépend de 2 facteurs :

    • La masse musculaire.

    • La localisation de la graisse.

L’élément important est le corps musculaire des soléaires et jumeaux.

Selon certains auteurs, la circonférence idéale est entre 31 et 36 cm. Certains aspects sont considérés comme des critères de beauté : des jambes longues, rectilignes et minces. Dès que l’axe des jambes diverge de l’axe vertical, il dévie de notre perception de la beauté.

Les courbes des jambes sont très délicates.

  • La courbe convexe à l’intérieur de la jambe est courte et très prononcée, elle est suivie d’une longue concavité.

  • À l’extérieur de la jambe, la convexité est plus longue et plus lisse. Elle est suivie d’une concavité courte douce qui se termine à la partie externe de la cheville.

Peut-on définir les critères scientifiques d’une belle jambe (photo 3) ?

Un certain nombre de critères objectifs permettent de définir ce que l’on appelle une jolie jambe et permettent d’affiner le résultat thérapeutique.

  • La longueur de la jambe H : sur le schéma ci-dessous (pied – genou) elle doit représenter 26 % de la taille de l’individu.

On peut schématiquement diviser la jambe en 4 cylindres ayant des courbes délicates :

  • La partie supérieure du mollet (75 % de la hauteur de la jambe),

  • La partie basse du mollet (50 % de la hauteur de la jambe),

  • La partie transitionnelle et la cheville.

  • C1 & C2 : définissent le ¼ supérieur du mollet. D : définit le milieu du mollet. E : définit l’entrée de la cheville c’est le ¼ inférieur de la jambe.

Photo 3 : critères scientifiques d’une belle jambe.

En vision postérieure :

  • La largeur de E doit être 50 % de C .

  • La largeur de B doit être 50 % de C + E.

En vision latérale :

  • La largeur de E est de 70 % celle de C.

  • La largeur de B doit être 50 % de C + E.

Le galbe est ainsi plus marqué en vision postérieure et plus progressif en vision latéral.

3 cas de figure se présentent :

  1. E est > 50 % de C : en cas de lipoedème, lymphoedème et oedèmes divers.

  2. E est > 50 % de C : c’est l’amyotrophie

  3. C > 50 % de E : c’est l’hypertrophie musculaire

COMMENT LES GÉRER LES GROSSES JAMBES ?

30 % des femmes considèrent qu’elles ont des jambes trop grosses.

Les répercussions des grosses jambes sont esthétiques, mais également fonctionnelles avec des sensations de douleur, de tension cutanée et de jambes lourdes.

  • La grosse jambe chronique (4,5) est un tableau clinique fréquemment rencontré.

  • Sous cette appellation, se dissimulent des pathologies très diverses.

  • Le chapitre des grosses jambes (32) est très vaste et complexe.

Cette anomalie morphologique est un défi quotidien pour le thérapeute qui les prend en charge.

  • Défi étiologique, nécessitant une fine acuité clinique et souvent l’aide de l’échographie de haute résolution.

  • Défi thérapeutique, car le traitement peut nécessiter une connaissance de technicité et d’appareillage divers.

6 situations cliniques se rencontrent :

  • Le lipœdème (photo 4)  (6,7)

  • Le syndrome de l’œdème cyclique,

  • Le lymphoedème (8, 9),

  • Les phlebœdèmes,

  • Les œdèmes de cause générale (iatrogènes, endocriniens, insuffisances rénales et cardiaques),

  • Les formes mixtes.

 LES DILATATIONS VARIQUEUSES

Le bilan de la maladie veineuse aujourd’hui est basé sur l’examen Écho-doppler.

Cet examen a totalement révolutionné la compréhension de la maladie variqueuse et son corollaire le traitement.

Il permet aujourd’hui de faire un traitement à la carte suivant l’origine des reflux.

  • On a progressivement abandonné la crossectomie et le stripping (10) qui étaient il y a encore peu de temps pour certains un dogme thérapeutique quasi-religieux.

  • Mais les traitements endoveineux qui se font sous échographie deviennent les traitements de référence.

Ils se font en ambulatoire et sont peu invalidants.

Un cathéter est introduit dans la varice.

3 procédés sont possibles :

– le laser endoveineux (11)

– la radiofréquence (12),

– l’échosclérothérapie à la micro-mousse (13,14) qui a révolutionné l’ablation chimique des varices.

  • L’échosclérothérapie à la micro-mousse, permet d’avoir une concentration élevée d’agent sclérosant (principalement en France le polidocanol et le tétradécyl sulfate de sodium) à la surface de microbulles d’air. Leur action sclérosante est maximale.

La mousse est produite par un effet de tourbillon obtenu en reliant 2 seringues à un système de connexion à 2 ou 3 voies.

Une seringue contient 1/4 de solution sclérosante et 3 quarts d’air.

Une dizaine de brassage aller-retour entre les 2 seringues permet d’obtenir la mousse.

Sa stabilité est environ de 60 secondes. Son gros avantage pouvoir traiter tous les types de varices : tronculaires et collatérales.

  • On peut également l’utiliser en microsclérothérapie pour traiter les télangiectasies mais la prudence est de rigueur, car la pigmentation guette.

  • Enfin la phlébectomie (15,16) reste une excellente alternative pour retirer les varices collatérales et les varices des pieds et des mains.

 LES TÉLANGIECTASIES : UN TRAITEMENT SUR MESURE.

Selon les études entre 67 et 80 % des femmes (17,18 ) présentent des varicosités.

Elles augmentent avec l’âge et varient selon l’ethnie : fréquence plus élevée chez les Caucasiens et plus basse chez les Noirs.

Outre l’approche visuelle et l’Échographie-Doppler qui ont leurs limites, d’autres moyens d’explorations sont utiles au diagnostic et à la procédure thérapeutique des télangiectasies.

La transilumination est le GPS du phlébologue esthétique.

La transilumination (photo 7)

La transilumination (photo 7,8) (19,20) est certainement la technique d’observation la plus utile (quasiment indispensable) au thérapeute qui veut s’intéresser au traitement des télangiectasies.

Ce procédé consiste à envoyer un faisceau lumineux émis par une fibre optique sur la peau. Il diffuse à travers le tissu sous cutané et se réfléchit sur le fascia.

Le faisceau réfléchi est stoppé par les formations sous-cutanées formant sur la peau l’ombre de celles-ci.

La profondeur de visualisation est inférieure à 4 mm. Elle permet la mise en évidence des réseaux réticulaires, des varices réticulaires et des connexions éventuelles entre télangiectasies et varices réticulaires.

  • Elle doit nous permettre de réponde à 2 questions :

    1. À proximité des télangiectasies existe-t-il une veine réticulaire ?

    2. Si oui cette veine réticulaire est-elle pathologique ou non ? autrement dit alimente-elle (varice réticulaire) ou non les télangiectasies ?

La sémiologie de la transilumination (15) permet de trancher : en cas de veines réticulaires alimentant les télangiectasies, les réseaux d’alimentation sont alors injectés en première intention avec augmentation de l’efficacité, de la rapidité et de la stabilité des résultats dans le temps.

Photo 8. Transillumination avec varice réticulaire.

L’approche thérapeutique fait principalement appel à 3 procédés :

  • la microsclérothérapie,

  • la thermocoagulation,

  • le laser.

La microsclérothérapie (21, 22, 23, 24), recommandation de grade 1 C, est souvent le traitement de première intention des télangiectasies.

On peut traiter les varices réticulaires (diamètre entre 1 et 3 mm) et les télangiectasies (diamètre < 1 mm).

En théorie on peut traiter jusqu’à’ à 0.3 mm de diamètre (diamètre de l’aiguille de 30 G) mais on peut avec un peu d’expérience traiter quasiment toutes les télangiectasies. Il consiste à déposer des principes actifs au contact de la paroi d’une veine dilatée (de petit calibre inférieur à 2 mm) dans le but de déclencher une réaction maîtrisée conduisant à la fibrose du vaisseau.

L’injection intraveineuse d’un produit sclérosant, sous forme liquide ou mousse (19, 20 , 21), dissipe le film de fibrogène qui protège l’intima et altère l’endothelium veineux. La fibrine envahit la paroi veineuse provoquant une réaction inflammatoire qui conduira en plusieurs mois à la fibrose. De nombreux paramètres doivent être définis avant chaque traitement.

C’est un traitement qui n’est pas anodin et donc le respect des règles de traitement et la stratégie thérapeutique doivent bien être réfléchis.

Avec la microsclérothérapie on peut traiter quasiment tous les types de télangiectasies.

De nombreuses variantes sont possibles :

  • utilisation de plusieurs aiguilles laissée en place,

  • la micro mousse (25, 26)

  • le liquide,

  • le scléro-laser,

  • les injections d’acide hyaluronique qui ne ferment pas le vaisseau mais lui redonnent une dimension quasi-normale.

Le laser (27, 28) est une technologie indispensable dans un plateau technique de phlébologie esthétique.

Même si la microsclérothérapie est le traitement de référence, elle ne peut pas avoir le monopole absolu.

Il y a des patients qui ne répondent pas ou peu à la microsclérose (12), des patients allergiques ou lorsque le diamètre de la télangiectasie est inférieur à 0.3 mm (taille de la plus petite aiguille). Il y a de ce fait une place pour le laser.

On utilise principalement 2 longueurs d’onde: 534 nm ( KTP ) et 1064 nm ( NdYAG ).

  • Schématiquement le KTP pour les vaisseaux très fins et superficiels

  • et le Nd Yag pour les vaisseaux plus profonds et plus dilatés.

D’un point de vue pragmatique, le réglage des paramètres est très important :

  • plus le vaisseau est petit plus la fluence est importante, plus le temps d’impulsion est court et plus le diamètre de collimation est réduit.

  • Inversement pour les vaisseaux de plus gros calibre.

Le principe de la thermocoagulation est basé sur de l’action d’un courant de radiofréquence, de l’ordre de 4 millions de Hertz, réalisant une lésion thermique sur la paroi des varicosités.

L’effet thermique est dû à la vibration des atomes autour de la pointe de l’aiguille. Sur le plan technique, l’aiguille traverse perpendiculairement la peau pour venir en contact avec la télangiectasie. Les piqures se font tous les 2-3 mm le long du vaisseau.

La disparition du vaisseau est instantanée et est remplacé au bout de quelques heures par des micro-croûtelles qui disparaitront en quelques semaines.

Aucun effet secondaire durable n’est à signaler, hormis exceptionnellement des pigmentations.

Ce traitement (24 , 25) mis au point l’auteur (29,30) accessible à la plupart des médecins donne des résultats intéressants mais exclusivement sur les vaisseaux de petit calibre et sur les zones plutôt osseuses (malléole, pied, jambe latérale haute). 

En pratique : on rencontre principalement 3 types de télangiectasies :

  • alimentées par une varice réticulaire,

  • isolée,

  • angiomateuse (en nappe).

En cas de varice réticulaire la microsclérothérapie s’impose.

En cas de télangiectasies isolées (photo 9) 2 paramètres interviennent : le diamètre du vaisseau et sa localisation.

Photo 9. Télangiectasies isolées.

Si la télangiectasie est très fine et proche de l’os (cheville, pied) la thermocoagulation est le traitement de première intention.

Dans les autres cas, le laser est vivement conseillé.

En cas de nappes angiomateuses (photo 10), la microsclérothérapie est indiquée.

Photo 10. Nappe angiomateuse.

 CELLULITE ET CIRCULATION

De nombreuses études et observations laissent à penser que la cellulite (peau d‘orange) est le résultat d’un déséquilibre entre 2 forces mécaniques : la résistance dermique et la pression intra-lobulaire de l’hypoderme superficiel.

L’échographie de haute résolution (photo 8) définit 2 hypodermes :

  • un superficiel siège de la cellulite (espace anéchogène sous le derme)

  • et un espace plus profond et échogène l’hypoderme profond.

Lorsque la pression intra-lobulaire de l’hypoderme superficiel devient supérieure à la résistance dermique, il y a cliniquement apparition de cellulite.

Cette augmentation de pression dans les espaces interlobulaire est liée à la présence d’œdème et de fibrose.(31)

La fibrose compliquant souvent l’évolution d’un œdème chronique.

La stase lymphatique alimente cet œdème.

Photo 11. Échographie du derme et des 2 hypodermes (superficiels et profonds).

2 événements compressifs expliquent cette stase :  l’accumulation de graisse ou la présence d’œdème dans l’hypoderme profond.

L’approche thérapeutique a deux finalités : augmenter la résistance dermique et diminuer l’œdème de l’espace interlobulaire.

Divers procédés thérapeutiques revendiquent une action de stimulation dermique via les fibroblastes ; d’autres ont un tropisme vasculaire et participe à la réduction de l’œdème.

Donc 2 cibles vasculaires : le lymphatique et les capillaires.

 

UN NOUVEAU PARTENAIRE DES BELLES JAMBES : 

« L’ENDOSPHÈRES THERAPY »

 

LA PROBLÉMATIQUE DES BELLES JAMBES :

Dans un environnement socio-économique où l’image du corps exerce une véritable dictature, la présence de formes généreuses et/ou de cellulite est souvent mal vécue. L’accumulation locale de tissu adipeux, est un caractère sexuel secondaire qui concerne de nombreuses zones :  les hanches, les cuisses et les fesses (culotte de cheval), la face médiale haute des cuisses, la face médiale des genoux. Le lipoedème concerne parfois uniquement les jambes et les chevilles.

Une nouvelle approche thérapeutique : 

« L’ENDOSPHÈRES THERAPY » ou « MICRO-VIBRATION-COMPRESSION THÉRAPEUTIQUE» :

De nombreuses solutions thérapeutiques sont à notre disposition. Elles n’ont pas toutes un intérêt réel. La tendance est aux traitements les moins traumatisants possibles, tout en ayant une efficacité reconnue.  La micro-vibration, technologie innovante et pertinente, épouse parfaitement cette équation. Mise au point par une équipe de chercheurs italiens et confortée par de nombreuses études, cette thérapie possède un potentiel indiscutable dans la prise en charge de la cellulite.

COMMENT FONCTIONNE « L’ENDOSPHERE THERAPY » ?

La rotation d’un cylindre de 55 sphères en silicone hypoallergéniques produit une vibration de basse fréquence sur la peau. Le sens de rotation ainsi que la pression exercée provoquent parallèlement un effet de pompe. L’ET rétablit l’équilibre de la matrice extracellulaire et la microcirculation, active le métabolisme et stimule le flux lymphatique. Au niveau du lipoedème, forme cellulitique difficile à traiter, on obtient selon les travaux d’Arezzo plus de 50 % de réduction de l’épaisseur hypodermique en sus malléolaire médiale.

LES CHAMPS D’APPLICATION DE « L’ENDOSPHERE THERAPY » SONT MULTIPLES :

L’ET en médecine esthétique peut traiter la cellulite, les adiposes localisées, et il présente un réel interêt pour le rajeunissement du visage, pour le traitement des cicatrices, des lymphoedèmes, des lipoedèmes et des oedèmes veineux. En médecine du sport les indications sont nombreuses.

CONCLUSION

La phlébologie esthétique est née de l’évolution de la prise en charge thérapeutique de nos patients. La demande de traitement en phlébologie esthétique est exponentielle.

Elle concerne une population de plus en plus jeune souvent très soucieuse de son image et de sa représentation esthétique , que ce soit au niveau des jambes, du corps ou du visage.

Le médecin doit répondre à cette quête subjective par une démarche structurée et scientifique.  

Posséder une culture phlébologique, avoir une formation spécifique sont indispensable pour satisfaire cet important potentiel de traitement.

  • Les thérapeutes ont parfois tendance à occulter cette demande (par manque de formation).

  • Les angiologues dans leur cursus hospitalo-universitaire sont bien formés aux pathologies lourdes, mais ne font qu’un bref survol de la maladie veineuse superficielle.

  • La création d’un diplôme universitaire de Phlébologie en France est assez récente.

  • À l’étranger suivant les pays, c’est souvent le chirurgien vasculaire ou le médecin esthétique ou le dermatologue qui s’en occupe.

RÉFÉRENCES

1-Masson JL. La phlébo-esthétique de l’an 2000. Passé , présent et avenir. Bulletin Trimestriel de l’Association Française de Médecine Esthétique ; Juin 2000 : 20.

2- Blanchemaison Ph. Les progrès récents en phlébologie esthétique. Journal de Médecine Esthétique et de chirurgie dermatologique. Vol XXVI ; N° 102 juin 99 : 95-100.

3- Chardonneau JM. Le phlébologue et l’esthétique . Phlébologie 2003; 56 : 383-388.

4 – Stemmer R. La grosse jambe. Phlébologie en pratique quotidienne. Expansion Scientifique Française 1982 : 409-440.

5 – Chardonneau JM. Les grosses jambes chroniques bilatérales. Phlébologie 2015; 68,1: 61-64.

6- Präve F, Hoffmann K. The swollen legs in vascular medical practise. Dtsch Med Wochenschr. 2019 Mar;144(6):398-410.

7 – Vignes S. Lymphoedème ou lipoedème ? Phlébologie 2008 ;61:304-310.

8 – Chardonneau JM. Le traitement des grosses jambes. Journal de Médecine Esthétique et de Chirurgie Dermatologique 2004 ; 31: 45-48. 

9 – Vignes S. Les lymphœdèmes primitifs et secondaires des membres : classification , diagnostic et examen clinique. Angeiologie 2005 ; 57: 39-44.

10 –Creton D. Plaidoyer pour le stripping sans crossectomie. Phlébologie 2013; 66, 4 :49.

11- Eroglu EYasim A. A Randomised Clinical Trial Comparing N-Butyl Cyanoacrylate, Radiofrequency Ablation and Endovenous Laser Ablation for the Treatment of Superficial Venous Incompetence: Two Year Follow up Results. Eur J Vasc Endovasc Surg 2018 Oct;56(4):553-560. doi: 10.1016/j.ejvs.2018.05.028. Epub 2018 Jul 2.

12 – Mitchel P Goldman, John J Bergan, JJ Guex. Sclerotherapy: Treatment of varicose veins.

13 – Oliveira RG, de Morais Filho D, Engelhorn CA, Kessler IM, Coelho Neto F. Foam sclerotherapy for lower-limb varicose veins: impact on saphenous vein diameter.Radiol Bras. 2018 Nov-Dec;51(6):372-376. doi: 10.1590/0100-3984.2017.0184.

14 – Sica M., Biasi G. Pozza M Repousser les limites de la sclérothérapie échoguidée à la mousse. Phlébologie 2016, 69, 2 :23-26.

15 – Pittaluga P., Chastanet S., Réa B., Barbe R. Quelle est la place de la méthode ASVAL en 2008 ? Phlébologie 2008, 61 : 4.

16- Muller R. Mise au point sur la Phlébectomie Ambulatoire selon Muller. Phlébologie 1996 ; 49: 335-344.

17 – Perrin M. Grades de recommandation des traitements interventionnels des télangiectasies. Phlébologie 2008; 61:385-393.

18 -Guex JJ. Eviter les mauvais résultats dans la sclérothérapie des veines réticulaires et des télangiectasies. Phlébologie 2004 ; 57 : 55-62.

19 – Helynck P. La transilumination en phlébologie : matériel, méthode et résultats. Éditions Phlébologiques Françaises, vol. 59, n° 4/2006 : 309-317.

20 – Guex JJ. La transilumination : un nouvel outil pour l’évaluation et le traitement des varices réticulaires et des télangiectasies. Phlébologie 2001; 54 : 381-386.

21 – Chardonneau JM. Reticular varices and telangiectasias. A proposal for a transillumination score. Phlébologie 2012, 65, 2, p.27-32.

22 – Kern Ph, Perrin M, Ramelet AA. Télangiectasies et Varices. Elsevier Masson 2003.

https://www.elsevier-masson.fr/les-varices-et-telangiectasies-9782294709869.html

23- Mitchel P Goldman, John J Bergan, JJ Guex. Sclerotherapy: treatment of varicoses and telangiectatic legs veins. 2006.

24 – Zuccarelli F. Microsclérose des télangiectasies : indications- résultats. Phlébologie 2001 ; 54 : 387-392.

25- Hebrant J, Colignon A. Le traitement des varicosités. Manuel Pratique de Médecine.

26- Kern Ph . Quelle est la place de la mousse sclérosante dans le traitement des télangiectasies ? Phlébologie 2018,71,1 :11-21.

27- Monfreux A. Quelles mousses pour quelles indications ? Phlébologie 2013, 66, 3:11-18.

28-Parlar BBlazek CCazzaniga SNaldi LKloetgen HWBorradori LBuettiker U.  Treatment of lower extremity telangiectasias in women by foam sclerotherapy vs. Nd: YAG laser: a prospective, comparative, randomized, open-label trial. J Eur Acad Dermatol Venereol. 2015 Mar;29(3):549-54. doi: 10.1111/jdv.12627. Epub 2014 Jul 28.

29-Long-pulsed Nd: YAG laser: does it give clinical benefit on the treatment of resistant

telangiectasia? J.H Lee, S.Y. Na, M. Choi, H.S. Park, S. Cho.  JEADV 2011.

29- Chardonneau JM. La thermocoagulation dans le traitement des varicosités. Phlébologie 2001; 54 : 399-404.

30 – Chardonneau JM . La thermocoagulation : efficacité de la première séance sur les télangiectasies. Phlébologie 2006 ; 59 : 329-322.

31 – Merlen JF, Curri SB, Sarteel AM. La cellulite, une mésenchymopathie discutée. Sci Med Lille 1978.

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